Entrée 03 · La projection
La projection
Dispositifs de projection, écrans, salles : tout ce qui reçoit l’image finit par la changer.
Une performance audiovisuelle se joue au moins autant dans la salle que dans la machine. La distance de projection, la couleur du mur, la lumière de sécurité qui reste allumée, la hauteur sous plafond et le passage du public décident de ce que le spectateur verra réellement. Beaucoup de pièces perdues le sont dans les vingt minutes d’installation, pas au montage.
Ce que cette entrée couvre
Le dispositif avant l’image, dans l’ordre où il se monte : calculer un recul, arbitrer entre taille et contraste, choisir une surface, accepter ou refuser une correction géométrique, et repérer les lumières parasites qu’aucun réglage de projecteur ne rattrape. On y traite aussi les supports qui ne sont pas des écrans, toiles libres, volumes, fumée, eau, et ce qu’ils imposent en retour à l’image envoyée. Les repères que nous donnons sont chiffrés quand ils peuvent l’être, comme le calcul de distance de projection, et annoncés comme repères d’atelier quand ils dépendent du lieu, comme l’arbitrage entre la taille de l’image et son contraste. Nous citons les normes de mesure existantes lorsqu’elles éclairent une décision, sans jamais laisser croire qu’une valeur annoncée par un constructeur décrit ce que la salle fera de cette lumière.
Dans cette entrée
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· La projection
Projeter sur un mur : le dispositif minimum
Le mur est le support le plus fréquent des performances audiovisuelles et le moins étudié. Voici comment calculer un recul, arbitrer la taille et repérer ce qui détruira le contraste.
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· La projection
L’écran comme matière : toile, fumée, eau
Dès que le support cesse d’être plat et immobile, il devient un instrument. Ce que cela demande, ce que cela coûte, et ce qu’il faut renoncer à contrôler.
Deux autres entrées prolongent le terrain : Le signal et Les bandes.